BRASILIA (ATS) Le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, a divulgué, jeudi 2 mars 2006, une loi permettant aux entreprises privées d’exploiter de manière rationnelle et contrôlée les ressources de la forêt amazonienne. Il s’agit de la protéger du déboisement et d’activités agricoles illégales.
Grâce à cette nouvelle loi dite de “gestion des forêts publiques”, le gouvernement accordera des concessions d’exploitation de forêts pour une période de quarante ans maximum à des entreprises, par le biais d’appel d’offres.
Ces zones seront situées en dehors des réserves indigènes ou de préservation de l’environnement.
Le gouvernement prévoit qu’au cours des dix prochaines années, phase de tests, il accordera des concessions sur 13 millions d’hectares de forêt, équivalents à 3 % des zones forestières de propriété publique au Brésil. Au Brésil, 60 % des forêts appartiennent à l’Etat et en Amazonie ce pourcentage monte à 75 %.
La loi crée également un Service Forestier chargé de veiller à ce que les entreprises respectent les contrats. Les surfaces de forêts cédées seront soumises à des audits extérieurs prériodiques. 80 % de l’argent recueilli avec les concessions sera partagé entre les Etats fédérés possédant des zones forestières, les municipalités et un Fonds de développement forestieres, les municipalités.
L’organisation écologique Greenpeace s’est félicité de la loi.
Depuis les années 1970, quelque 700000 km2 de la forêt amazonienne ont été détruits, par la coupe des arbres et les incendies volontaires destinés à agrandir les zones de paturage. Sur 24 millions de mètres cubes de bois extraits d’Amazonie en 2004, 45 % l’ont été de manière illégale, selon des chiffres officiels.